Pensées et textes d'un électron libre

Aux urnes et non au parlement...

Elections communales et provinciales en Gelbique. Enfin, la fin de toutes ces affiches hautes en couleurs et horriblement semblables ! Tous ces sourires, tous ces faux-semblants, toutes ces promesses, toutes ces paillettes qui noient les électeurs dans leurs rêves, très peu pour moi et mes Camarades. La particratie actuelle n'est pas centrée sur l'avenir, mais sur le présent, en dissimulant quelques peu les effets visibles des problèmes, mais en ne supprimant pas leur cause qui est bien évidemment le capitalisme, et la suprématie du fric. Le peuple ne représente-il que les quatre partis au pouvoir ? Ces quatre partis qui, de par leur position, acceptent la situation actuelle - inégalités socio-économiques -, ce qui engendre même des concessions inacceptables de la part des plus modérés.

Nous ne votons plus pour des idées, mais pour des gens, par exemple votre ancien voisin dont le fils est bien sympathique avec votre gosse ou encore votre cousin germain. Ces gens, dans la sphère politique sont totalement différents; et, pour accéder à un certain niveau de pouvoir (que ce soit à la commune ou à la province), il doit recueillir le plus de suffrages et donc être dans un des quatre partis au pouvoir. Pour être dans ces partis, il faut bien entrer dans le moule du système et d'accord avec les idées défendues par le parti et les autres membres. Bref, se corrompre. Nous votons, mais le gouvernement représentera-t-il la voix du peuple ?

Ne votons pas, vous allez me dire. Au contraire, nous ne jouissons que de ce maigre droit, mais ne pas voter est, pour moi, la meilleure manière de laisser passer les partis d'extrême droite qui convainquent beaucoup de monde en temps de crise en prenant des boucs émissaires, clée d'un discours à la gloire du peuple et de la nation qui séduit la masse. Ce qui est très visible en Flandre ou en France (1/4 des électeurs ont voté Le Pen, terrifiant). Souvenez-vous qu'Hitler s'était fait élire démocratiquement... Aujourd'hui, ne votons pas pour quelqu'un, mais contre quelqu'un. Pour les camarades les plus sceptiques, voter n'empêche pas de préparer la révolution. Si un parti d'extrême droite passe au pouvoir, les répressions seront plus violentes et il sera dès lors bien plus éprouvant de contester le système établi.

A quand une démocratie réelle pour et par le peuple ? A quand voter pour des idées et non pour des partis et des personnes ?
Que nous, le peuple, nous emparons des parlements ! Axons-nous à nous donner un avenir ouvert sur nos rêves et non allonger temporairement un présent incertain !

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30 juillet 2013

VoiX sans issue

Nous nous contentons d'un système prédéfini
Notre vision s'arrête au building d'en-face
il faut arrêter de se voiler la face
Découvrir toutes ces vérités qu'on nous cache
Et encourager celles qu'on prétend ne pas entendre
Le temps passe, le temps s'amasse, toujours plus de fossés creusés
Les uns survivent, les autres sont forcés de crever
Ils nous tiennent sous leur emprise, font des terres leurs empires
Bâtissent des murs et des frontières qui nous divisent
Et construisent des cellules sur votre corps et dans vos têtes
Costard triste, sourire étincelant, regard fixe
Tant de mensonges accumulés dans le temps
Fuis tant qu'il est tant
Ils ont l'attrait d'une image et la popularité d'une affiche
A chaque élection les mêmes passages
A chaque fois les mêmes faux messages
Toujours ces affiches hautes en couleurs
Un jour photo avec les ouvriers
Le lendemain photo avec les entrepreneurs
Ils sont prêts à tout renier
Jusqu'à leurs origines-mêmes, pour une économie
Ils préfèrent taxer les riches et non répartir les richesses
Ils nous aveuglent de promesses, de sourires et de paillettes
Ils nous noient dans nos rêves, mais y' a jamais rien de concret
ils nous parlent tous de valeurs, mais chacun sa propre échelle
Celle qui compte pour eux, ce sont les relations et leur grandeur
Le pays fleurit de l'extérieur, les gens crèvent de l'intérieur
Comme une plante, tu finis par prendre racine
Immobile à tous les vents, mais t'as tes faiblesses
Tu finiras par tomber à force de coups d'épines
De la part de ceux que tu dois relever sans cesse
Supporter sur tes épaules le poids d'un monde qui se fissure
Relever une classe, maintenir une caste, suivre la masse
Tu serres les liens avant que tout casse, tu te resserres la ceinture
Ils te rendent fou, dépendant, tu saignes
Cesse de te trancher les veines
Et réagis
Brandis le poing de toutes les injustices
Montre aux forts qu'ils ne supporteraient pas l'effort
Ils nous parlent tous de modernité et d'essor
Mais c'est rien de plus qu'une nouvelle fonctionnalité
Destinée à vendre et entraîner la compétitivité
Une parole de plus, un autre mensonge en bourse
Tu cumules les heures supplémentaires
Tu accumules les pensées suicidaires
Tu te ressasses sans cesse le passé
Tu culpabilises, tu ne vis plus qu'hier
Au chevet de tes créanciers
Evite de naître un pied dans le cimetière
Nous restons aveuglés par les lumières de la ville
Notre esprit n'est illuminé que par l'artificiel
Ne produisons pas pour produire
Mais pour répondre à nos besoins essentiels
Arrêtons de suivre le troupeau
Ne croyons pas aux paradis fiscaux
Il faut que la volonté nous rassemble
Il faut créer et recréer encore, ensemble
Bien au-delà des mots
Produire du neuf sur les cendre de l'ancien monde
Il faut s'affirmer et sortir de la ronde
Ne fais plus tanguer la barque financière
Elle est trop peu sécuritaire
Retourne-là définitivement dans un flot de poings brandis
Soulève-toi, construis ton avenir et vis l'instant présent
Autrement, tu mourras sans avoir vécu...
On vit en démocratie, mais dis-toi qu'un suffrage ne fait pas les autres
Choisis ton camp, eux ont le pouvoir, nous avons le nombre

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27 juillet 2013

Anti-concours de nouvelles

Dans le cadre de l'anti-concours de nouvelles du forum des jeunes écrivains francophones, voici ma paticipation et donc mon texte. J'ai opté pour le thème libre, je spécifierai toutefois que l'histoire relate la venue d'un touriste en 2015... à Mons, capitale(iste?) européenne de ... la culture ! Bonne lecture ! Je m'excuse d'avance si vous vous sentez profondément choqués par le vocabulaire employé et la dérision, c'était intentionnel.

Je suis venu, j’ai vu, je suis parti

C’est alors que je voulus lui écrire, à ma femme. Lui dire ce que je faisais. Je ne voulais pas déclencher une scène de ménage pour une lettre qui aurait du être envoyée. Inutile de lui envoyer un mail, les ordis, elle connait pas. Donc voilà, je me suis affalé sur mon lit de la cinquantième chambre d’un hôtel de la ville... Comment s’appelait-elle? Mons. Non, pas l’hôtel, je parlais de la ville, pour sûr. Mon ordi, je le cale sur mes jambes et j’y étends le grand papier du Club et la carte bariolée qui va avec. Bien sûr quelques heures auparavant, j’avais pris le soin d’aller aux Grands Prix – c’est d’ailleurs bien foutu, leur gare, elle mène direct aux magasins - pour prendre ma revanche sur ma femme, voyez-vous, elle, elle passe ses jours de congé dans les bazars à chiffons mais j’aimerais bien qu’elle regarde un peu la télé avec moi. Le foot ne l’intéresse pas, les chiffons ne m’intéressent pas et l’école n’intéresse pas notre fils. Bon dieu, celui-là il va encore doubler. Sais même plus dans quelle classe il est. Putain, encore un an de plus à payer. C’est pas tout, mais j’ai encore c’te lettre à écrire. J’voulais voir du nouveau, moi, mais j’ai pas vu grand-chose. Les gens n’sont pas fort sympas alors qu’on m’avait di l’contrair’. J’cré bien que l’singe sur el grand’place est mieux accepté ! Ben, c’est pas tout, j’mégare là. Donc, quand je suis arrivé à la gare, les emmerdes ont commencé. Y avait trop de monde sur le quai. J’ai du planter des coups de coude pour passer, moi. Et pi, j’suis pas si gros que ça, moi, j’parle pas d’ceux que leur froc craque comme j’en ai vu hier, ceux qui dégoulinent de sueur, parlent très fort, une bière à la main, à s’en foutre plein le bide sur l’avant d’un café. Dans la gare qui flambait neuve - y n’ont pas l’air de s’serrer la ceinture les Gelbes -  en temps de crise, ça fait vilain ; donc je disais, dans la gare, il y avait des cris dans toute les langues, j’étais pas le seul dans les emmerdes, j’pus l’remarquer. J’suis sorti et j’ai compris que j’allais m’emmerder encore plus. Y drachait fort, le ciel pissait ses litres de bière et moi j’devais attendre une fichue navette qui montrait pas le bout de son pif. J’suis rentré tout cru à l’intérieur et j’ai attendu dans la foule. Des gens pressés passaient en hurlant. Y devaient être d’ici. D’autres rangeaient leur chapeau, leurs appareils photos et enfilaient un k-way au-dessus de leur tshirt. Les locaux hurlaient sur les touristes alors qu’c’sont eux qui accueillent. L’heure tournait. J’avais mal aux panards. Oh putain. Puis, des hurlements retentirent, un bus complet était là pour faire la navette vers l’hôtel. J’ai bondi dedans en moins de deux. L’hôtel était bien foutu. Y avait la télé en-face du lit. C’soir-là, les festivités  commencèrent sur el grand’place que j’ai trouvée rapidement. Y avait d’jà blindé d’monde. Un type sur l’hôtel (de ville ) a parlé très longtemps que j’cru bien que j’allais m’endormir.  Mais j’pourrai dire que j’ai rencontré un type drôlement important c’jour-là, il avait sa statue au milieu d’la place. Zério qui s’appelait. J’ai vu que la statue était son double car ils avaient le même nœud pap’ sauf que celui de la statue était gris et que l’sien était mauve. Et sur les photos à la gare, il était rouche. Plus que quelques couleurs et il complèterait l’arc-en-ciel. J’min demande bin si m’ fieu les connait ces couleurs. Non, bon tant pis, ça servira de toute façon pas. Je reprends. Le type au nœud a parlé longtemps. Il a dit qui il était et le reste, j’sais plus. Ah oui, il a dit qu’il était heureux d’ouvrir les festivités. Moi, je m’emmerdais, dans la foule, serré contre une aisselle puante d’un côté, la gueule d’un alcoolo de l’autre et un bambin sur les épaules de son père qui hurlait à tout casser. J’ai jamais aimé la foule. Putain j’avais l’impression de me sentir faible, de perdre mon identité. Tous des voleurs. J’aimais trop avoir l’illusion d’exister. Me sentir vivant l’espace d’un instant. Quand t’es à un match de foot par exemple et que tu hurles à plein poumons. Vite que la foule se dissipe ou j’allais m’énerver. Ou pire, pleurer. Avez-vous déjà un homme qui pleure ? Non ? Tant mieux, j’veux pas me rendre ridicule. Ces sentiments-là, j’préfère les garder pour moi, tiens. Une fois les paroles envolées, c’tait la bousculade générale vers l’autre côté de la place, qu’on aurait cru qu’c’était un ring d’boxe, j’vous l’dis moi. Une femme avait surgi sur une scène et commença à gueuler aigu sous des sports aveuglant et un strombo à t’en péter les globes oculaires. Merde, ils ont tous foncé sur moi, j’ai failli perdre l’équilibre et j’avais envie de vomir. Pas ici. Je me ressaisis et j’ai approché de la mare grouillante jusqu’à voir la femme coincée dans un cintré noir. Cette femme, pas très bien foutue en passant - on dirait qu’elle a reçu une porte dans la tronche – hurlait « Je ne vous oublie pas ». Moi non plus. Je l’ai déjà vue à Las Vegas, à Paris et au Québec. Elle est partout cette femme. Y a pas d’artistes en Gelbique ou quoi ? Après j’suis retourné à l’hôtel et j’y ai passé les jours suivants. La drache n’en finissait pas. Y avait même pas de frites sur la carte ni rien de Belge. Même leurs moules elles venaient de nouvelle Zélande alors qui z’ont la flotte pas loin. El jour suivant, j’ai déniché un macdo. J’ai regardé la télé en pensant à toi, m’femme et à m’fiston. Y a tout d’même eu un jour de soleil dans ce crachin interminable. Là, j’ai fait un p’tit tour dans l’quartier. J’voulais voir du nouveau, j’me suis trompé, les gens sont tous pareils. Personne ne m’a regardé, j’étais un touriste parmi d’autres. Bon dieu, j’aurais voulu crier que j’existe ! Y a personne qui me r’gardait. J’voulais partir. Tout était pareil, les hommes pressés, les gars qui hurlent la nuit sous les fenêtres, les gendarmes partout, les filles qui gloussent et les mioches qui braillent. Un type m’a arrêté. Il voulait m’fourguer des loupiotes pou’ el soir. S’caddie était plein bourré. J’avais envie de le gifler. Mais y avait trop de monde. On devrait mettre les emmerdeurs en prison. Plus loin, y avait un policier qui empoignait un sdf poivrot. Lui aussi on devrait le mettre en prison, j’parle bin du poivrot tiens. J’ai croisé le regard du sdf, ça m’a fait bizarre, j’ai eu la même réaction que le type dans le film de mon fiston, Le Hobbit, j’cré bin qu’ça s’appelle. Le ressenti de Bilbon vis-à-vis de Gollum. Il m’avait regardé, ce que les autres n’ont pas fait. Il échangeait des mots avec el gendarme puis il est r’parti avec son sac et son carton. Je l’ai regardé. Y m’a r’gardé. J’sais pas pourquoi j’suis pas parti. Y m’faisait pitié avec son air de chien battu. « Elle est belle la gare n’est-ce pas ? Il était beau le discours ? Il était chouette le concert ? Mais à côté, d’ça, y consacrent un budget phénoménal pour un accueil colossal alors que nous on va tous quervé d’faim. Y ont détruit une gare pratique, ils rasent un mont pour y mettre un centr’commercial alors que les républicains y ont planté l’arbre de la liberté, c’est vous dire. Etj’peux  vous dire plein d’choses. Moi, j’ai pas eu mon mot à dire et pourtant j’en ai des choses à dire. Au-delà de Mons, y a el Borinach, La Louviér et Charlerwè, c’sont les berceaux des ouvriers, moi j’te le dis, ti. On sent encore maint’nant el misère. Et eux vont bientôt prétendr’ que les terrils ça n’a jamais existé. Moi, j’peux même pas rester ici, j’dois quitter le ville alors qu’y a plein de squats potables. Ça fait sale les sdf’s, ça fait pauvre, on peut pas les voir. Et leurs prisons sont pleines. Quand j’tais gamin, j’pouvais pas ouvrir la bouche et j’ai raté à l’école. Voilà où ça m’a mené. J’y vais, j’ai encore une trotte à faire et j’ai seulement deux heures pour quitter la ville et trouver où dormir. Mais, j’ai une chose à t’dire l’ami, a brinmin estons plus four’.»  Il m’avait retourné, ce type, avec ses mots, sans doute les plus vrais qu’j’ai entendu. Ou bien il était fou. La raison la plus plausible. Après tout, il avait sûrement forcé sur l’pinard qu’était plus à moitié vide queul’contrair’. Alors, j’suis rentré à l’hôtel pour m’allonger une nouvelle fois sur mont lit devant la télé. Les heures sont passées sans que j’pus dire c’que j’ai foutu, j’étais dans n’sorte de coma. Minuit, des gosses hurlaient en-dessous de ma piaule. Minuit et je portais encore mes sandales, mon tshirt e-bay et mes nike. Minuit et l’appel d’un jour semblable.

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11 novembre 2012

La fin de la guerre ? Vraiment ?

Aujourd’hui, pour bon nombre de personnes, est un jour particulier. Le onze novembre, l’hommage à tous les soldats morts pour la Patrie. Quelle patrie ? Celle qu’on vous a assignée. Celle pour qui vous vivez, celle pour qui vous mourrez. Sauf qu’elle n’est qu’une construction mentale et bornée de nos dirigeants qui se servent de grands mots tels que « gloire à la patrie qui vous a engendrée » (mais pour qui vous devez rester rentables) pour assurer leur pouvoir et vous rendre fier de croupir sous leur coupe, de vous dévouer pour du vent. Morts pour rien alors ? Oui, une guerre est toujours inutile. Certes, je ne prétendrai pas que la lutte contre le nazisme ait été inutile, mais cette lutte aurait très bien pu avoir un autre visage. Un soulèvement populaire solidaire et non un soulèvement armé aurait défait le dictateur de son pouvoir, justement démontré par les révoltes dans les pays arabes qui ont abouti à la chute de l’oppresseur... On nous fait croire à l’inévitabilité de la guerre, mais elle est largement évitable si nous n’avions pas de dirigeants qui décident de faire telle intervention sans nous consulter, s’il ne fallait pas rentabiliser l’industrie de l’armement, très présente, surtout aux USA où elle finance la campagne républicaine. « Nous devons avoir l’arme de destruction massive et la développer pour nous garantir une sécurité optimale », tel est le discours de nos dirigeants. Si personne ne développe l’arme, il n’y aurait pas ces tensions entre les différents pays. Rapprochons-nous au lieu de nous diviser. Ne donnons plus notre confiance aux dirigeants qui n’ont pour but que d’affirmer leur suprématie vis-à-vis des autres et tirer profit des territoires qu’ils convoitent, buts qu’ils expriment ouvertement ou qu’ils cachent sous couvert de « mission humanitaire ». Montrons à tous le vrai visage de la guerre, les cruautés physiques et morales qu’elle engendre, le déchirement de familles entières, les peuples dévastés, la haine et la destruction. Pourquoi la glorifier ?
Ce serait hypocrite de fêter mes seize mois de couple et ne pas penser rendre hommage à tous ces morts. J’ai donc une pensée pour des citoyens et non des guerriers, morts dans leur ignorance aveugle. Je rends hommage à tous les inconnus militants morts dans la lutte antifasciste et anticapitaliste ainsi qu’à tous les martyres du système socio-économique actuel.

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14 octobre 2012

Aux urnes et non au parlement...

Elections communales et provinciales en Gelbique. Enfin, la fin de toutes ces affiches hautes en couleurs et horriblement semblables ! Tous ces sourires, tous ces faux-semblants, toutes ces promesses, toutes ces paillettes qui noient les électeurs dans leurs rêves, très peu pour moi et mes Camarades. La particratie actuelle n'est pas centrée sur l'avenir, mais sur le présent, en dissimulant quelques peu les effets visibles des problèmes, mais en ne supprimant pas leur cause qui est bien évidemment le capitalisme, et la suprématie du fric. Le peuple ne représente-il que les quatres partis au pouvoir ? Ces quatre partis qui, de par leur position, acceptent la situation actuelle - inégalités socio-économiques -, ce qui engendre même des concessions innaceptables de la part des plus modérés.

Nous ne votons plus pour des idées, mais pour des gens, par exemple votre ancien voisin dont le fils est bien sympathique avec votre gosse ou encore votre cousin germain. Ces gens, dans la sphère politique sont totalement différents; et, pour accéder à un certain niveau de pouvoir (que ce soit à la commune ou à la province), il doit recueillir le plus de suffrages et donc être dans un des quatres partis au pouvoir. Pour être dans ces partis, il faut bien entrer dans le moule du système et d'accord avec les idées défendues par le parti et les autres membres. Bref, se corrompre. Nous votons, mais le gouvernement représentera-t-il la vraie voix du peuple ?

Ne votons pas, vous allez me dire. Au contraire, nous ne jouissons que de ce maigre droit, mais ne pas voter est, pour moi, la meilleure manière de laisser passer les partis d'extrême droite qui convainquent beaucoup de monde en temps de crise en prenant des boucs émissaires, clée d'un discours à la gloire du peuple et de la nation qui séduit la masse. Ce qui est très visible en Flandre ou en France (1/4 des électeurs ont voté Le Pen, terrifiant). Souvenez-vous qu'Hitler s'était fait élire démocratiquement... Aujourd'hui, ne votons pas pour quelqu'un, mais contre. Pour les camarades les plus sceptiques, voter n'empêche pas de préparer la révolution. Si un parti d'extrême droite passe au pouvoir, les répressions seront plus violentes et il sera dès lors bien plus éprouvant de contester le système établi.

A quand une démocratie réelle pour et par le peuple ? A quand voter pour des idées et non pour des partis et des personnes ?
Que nous, le peuple, nous emparons des parlements ! Axons-nous à nous donner un avenir ouvert sur nos rêves et non allonger temporairement un présent incertain !

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12 octobre 2012

My name is Kevin

Je suis fils de la rue et de la misère
Un enfant battu à la face mièvre
Je vis la nuit au jour le jour
Auprès d'ma copine et au crochet de ma bande
Une aprèm de paie une aprèm de glande
Mais jamais un soir de paix
Chaque nuit, j'traine mes savates
Toujours dans un squat, parfois en boîte
Les moyens, moi je n'les ai pas
J'suis qu'un gosse perdu
Tes besoins j'me les satisfais pas
J'suis qu'un gosse de la rue
J'erre dans les parcs et la banlieue
J'squatte les parkings et autres lieux
Sur les vestiges d'une fête
Eux, entre la cime et le faîte
Pour un peu d'gros son
Mais moi, j'avais d'jà touché le fond
Ta liberté d'expression, c'est que d'la chiure
La mienne, tu t'en fous s'ils la censurent
J'suis rien de plus qu'un graffiti sur leur mur

Au carrefour des amitiés asphyxiées et des amours déçus
Qui pleurent leurs buts entravés et l'espoir perdu
Les moyens, moi je n'les ai pas
J'suis qu'un gosse perdu
Tes besoins j'me les satisfais pas
J'suis qu'un gosse de la rue

Je traine ma poupée de cire sous tous les regards
Je masque ses cicatrices sous un peu de fard
J'accomplissais ses désirs pour oublier sa tristesse
Mais elle voulait partir et ça se voyait dans ses traits

Les moyens, moi je n'les ai pas
J'suis qu'un gosse perdu
Tes besoins j'me les satisfais pas
J'suis qu'un gosse de la rue
J'prends les trottoirs et les regards méprisants
Je fume à la gare au milieu des passants
Gros porcs engraissés me toisent
Hommes pressés me fichent la poisse
Moi j'étais fort, mais qu'en savent-ils
Mais savent-ils
Mais savent-ils Saaavent-iiils
Je traine la haine d'un père absent
Je peine près d'un frère indifférent
J'ai perdu ma mère et mes seuls repères
Parents noyés dans l'alcool et les dettes
Ils m'ont jeté seul et nu dans une impasse
A hurler dans ma détresse
Avec mes redoublements au bahut et mes godasses
Les moyens, moi je n'les ai pas
J'suis qu'un gosse perdu
Tes besoins j'me les satisfais pas
J'suis qu'un gosse de la rue
Marre de me resserrer la ceinture
J'veux faire tomber leur dictature
Ils m'ont volé la vie, j'leur vole la propriété
J'veux prendre mon envol loin de la précarité
Moi-même si j'fais semblant, j'suis pas là pour la frime
J'ai la police sur les dents mais c'est moi la victime
Ils ne voient qu'un enfant gâté au pouvoir
Ou un pauvre hère marqué par la fatalité
La fatalité Leur fatalitééé M'a été fataaale
Les moyens, moi je n'les ai pas
J'suis qu'un gosse perdu
Tes besoins j'me les satisfais pas
J'suis qu'un gosse de la rue
J'ai déjà un pied dans le cimetière
Alors je m'offre l'au-delà
Bien au-delà de la bière
L'eau de vie pour sentir la joie ici-bas
Marie-Jeanne me donne un enfant
J'ai un taf, je suis le printemps
Folie passée, retour à cette triste réalité
Un verre de bière et du verre cassé
Un frère derrière et des rêves brisés
Et des rêves brisés Et des rêves briiisés
Et pourtant je suis un homme
Et je me nomme...Kévin Kévin Kéviiinnn


Bientôt une version écoutable de ce texte sur la chaîne youtube d'Indigne-Abimopectore ! A suivre donc...

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Génération perdue

Tous des copies conformes dans leurs muscles et leurs formes
Vivant d'illusions, de perversion, de tensions
D'acquisitions, de manipulation, d'expulsion
Pour un blog, une cam, un com, ils nous désinforment
Inconnu réel, héro virtuel
Caïd nourri d'ego, fidèle du bordel
Coquine d'une cam, copine d'un chatt
Fille nourrie en boîte
Ne louant que le superficiel
Flirtant avec l'industriel
Etalant leur enveloppes pleines de vide
Au ventre des plus avides
Je pleure, me perds, me plante dans cette immense toile
Je gueule tandis qu'eux plantent leurs cornes
Sur un réseau qui n'a rien de social
Se vautrant dans le faste et la vie morne
Pendant que des camarades se crèvent la dalle
Dans les chantiers, sous les multinationales
Ne vivant que de biens et d'ennui
Ne criant que quand votre fric crie faillite
Individualistes dans un monde matérialiste
Voués à tout, dévoués à rien, vous serez toujours soumis
Avec les mots les plus purs, je tente de percer les murs
Mais je suis toujours cloîtrée dans ce monde sans futur
Je me terre dans ma bulle et martèle les mots
Je hurle dans le silence, crie à l'innocence
J'appelle à une prise de conscience
Mais l'intox masquera toujours mes propos
Mes larmes déteignant sur mes jours et mes nuits
Mes nuits s'amorcent, mes jours s'enfuient
Le temps continue, mon corps reste figé
Sous le soleil noir, ma plume constelle le papier
M'accrochant à ces rêves sombrés dans l'oubli
Criant après mes refuges détruits, mes phrases enfuies
Ne vivant que le reflet d'un miroir brisé, perdu dans le monde des apparences
Sur la Terre de l'illusoire budgétaire et des conférences du silence
La noirceur de mes propos n'est qu'éphémère et finira au tombeau
Ne retirant que l'or des mots alignés, rien qui me fasse espérer
Rien qui me fera franchir ces barrières et ces mots
Forcée de découvrir à l'issue du mirage infini
Que je n'avais ni vécu une vie ni atteint l'utopie.


Bientôt une version écoutable de ce texte sur la chaîne youtube d'Indigne-Abimopectore ! A suivre...

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09 octobre 2012

The ChangeBook !

Relayer les informations militantes sur un réseau social en échappant à la censure, encore possible ? Oui, grâce à TheChangeBook, un réseau social alternatif anticonformiste ! Le principe est le même que Facebook, vous avez donc la possibilité de publier tout ce que vous voulez (textes, photos,vidéos,lien, sondages), vous rendre sur d'autres profils (possibilité d'avoir un profil caché comme sur Facebook), suivre le fil de quelqu'un,... A condition de publier au moins un message qui ait un lien avec la lutte anticapitaliste ! Enfin, un réseau social qui sera le point de relais d'une nouvelle vague contestataire !

Ma page: https://www.thechangebook.org/profile-6586/

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08 octobre 2012

Create your own nation !

Il y a quelques temps, mon compagnon, comme d'habitude intéressé à la politique et aux jeux de société, a trouvé une platerforme où il est possible de créer son propre pays à partir de quelques données de bases, amplement complétées par des questions ! Le monde de mes rêves réalisé en direct sur la toile et visible par tous !

Créez donc votre propre nation et suivez son évolution ! A partir de questions (en Anglais) sur la gestion de votre pays et de ses lois,
vous obtiendrez un profil type du système que vous défendez. Suivant vos réponses, les conséquences sont énoncées en première page et des badges accompagnent chaque bond en avant du pays par rapport à l'ensemble du monde virtuel de Nation States. Si vous bloquez sur une question, qu'aucune répone ne refète votre avis, vous pouvez annuler la question. Il y a également possibilité d'interagir avec les autres membres ce la communauté Nation-States, mais je n'ai pas encore testé cela. Les sujets peuvent également déclencher un débat dans le forum...
N'hésitez pas à laisser vos avis ainsi que le lien à "votre" pays...

Bienvenue à toi citoyen sur la page du Monde-Uni
http://www.nationstates.net/nation=monde-uni

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07 octobre 2012

Communisme libertaire...Blog de antifa-anticapitalisme alias DeAbImoPectore

http://antifa-anticapitalisme.skyrock.com/ 
Mon blog anticapitaliste sur le communisme libertaire ! Vous pourrez y voir mon manifeste ainsi qu'une foule de montages que j'ai réalisés.
Je laisse le manifeste ici, j'encourage sa diffusion !

 
Capitalisme... Voilà un mot qui fait grincer des dents. Mais êtes-vous réellement contre ? Quelles sont les raisons qui pourraient vous monter contre cette idéologie ? Que vous soyez pour ou contre, je vous encourage vivement à poursuivre votre lecture, qui ne cherche ni à influencer ni à imposer, mais à pousser l'homme à son devoir de citoyen, à la réflexion, chose dont la société nous prive depuis son commencement. Pensons à donner un avenir à notre monde, de même qu'un sens à notre vie.


Inégalités socio-économiques

« L'histoire de toute civilisation n'est que lutte des classes » citait Karl Marx dans son Manifeste. Depuis la nuit des temps, une minorité domine la majorité. La cause de cette inégalité réside dans les rapports entre le capital et le travail qui, de tous temps, ont été organisés au profit du premier. Le salarié actuel, une fois les impôts et taxes déduits de son salaire net, n'a accès qu'au strict minimum pour survivre selon le métier qu'il exerce.
Travail intellectuel ou travail manuel... Tout cela réside dans les aspirations, les choix, les besoins ou les aptitudes de chaque individu. Les intellectuels devraient-ils gagner plus que les manuels alors que le travail fourni est semblable, la seule différence étant le type d'effort, mental ou physique ? Est-il normal que les travaux dangereux mettant en péril la santé de l'ouvrier soient moins rémunérés ? Pourquoi catégoriser les travailleurs en deux groupes sociaux ? Pourquoi imposer tel type de travail à telle catégorie de citoyens ? Pourquoi discriminer alors que chacun effectue un travail ? Pourquoi reprocher une certaine situation alors que ce n'est qu'un choix, soit personnel, soit imposé par la société ? Pourquoi créer des différences entre travailleurs ? Et puis, nous sommes tous semblables, vous êtes de toute façon condamnés à servir l'intérêt égoïste d'une catégorie de personnes fort restreinte.

Problèmes engendrés par une vie de dur labeur sous la houlette patronale
Une fois au travail, quelles sont vos opportunités, si ce ne sont qu'un nombre bien défini de jours de congé afin d'être rentable ? La production assoiffée, ce besoin inaltérable de d'argent vous pousse à franchir vos limites. Vous vous payez des vacances, l'argent gagné par la sueur de votre front vite dilapidé à vos frais, tout au long d'un voyage qui se veut exotique pour suivre les tendances engendrées par la publicité capitaliste, étaler une prétendue richesse en exhibant à votre retour vos bras bronzés et de tout cela faire naître la compétitivité entre travailleurs et entre industries et autres organismes. Vous voilà noyé dans une masse identique et indifférente que vous voulez déjà vous faire remarquer. L'autre solution pour éviter l'exclusion à la moindre défaillance, avoir recours à la psychanalyse, qui, rappelons-le nous, est une science inexacte. Si d'éminents psychiatres n'avaient jamais existé, qu'en seraient-ils de leurs belles théories sur l'individu, son comportement et les soins qu'on pourrait lui apporter ? Rien. Ou une toute autre théorie. Les gens diffèrent malgré leur constitution semblable. Ce serait une profonde aliénation d'établir psychologiquement un lien commun entre les personnes. L'effet placebo, on connaît, surtout que ça fait vivre et les psys et l'industrie pharmaceutique. Cela ne fait que dissimuler le mal, altérer la santé et vendre les soins. Le mal, même profondément enfui, est toujours présent et resurgira à un moment où à un autre. Chaque individu a ses propres limites et chacun en est conscient. Pourquoi y-a-t-il tant de discrimination à l'embauche et des congés payés ? Pour éliminer les faibles, garder les forts et vous maintenir rentable, au maximum de vos capacités, en évitant soigneusement la goutte faisant déborder le vase. Et ces vacances vous tiendront docile et vous feront adopter une attitude positive face à votre travail, face à vos conditions. Cela paraît un cadeau, alors que, souvenez-vous, pour prendre congé, il faut l'accord du supérieur. Trouvez-vous normal d'avoir un supérieur hiérarchique qui vous présente le travail à fournir avec leur délai, vise ou pas vos congés, exige de vous une résistance surhumaine à toute épreuve et décide de votre sort de travailleur en vous mettant ou non à la porte ? Ne préférez-vous pas que les travailleurs soient leur propre maître et exercent leur travail de façon coordonnée et ainsi que chaque ouvrier soit rémunéré au coût réel de la production ? Petit parallèle avec un « métier » qui dégoûte les gens... Pour venir sur ce sujet qui dégoûte tant les gens, mais qui est toujours d'actualité ; le « métier » de péripatéticienne. Des femmes qui se livrent corps et âme à leurs clients, pour ne pas crever sur le trottoir et servir les intérêts de leur souteneur. Nous vivons exactement la même chose, nous nous livrons corps et âme à la production; tout cela pour n'être rémunéré que de façon partielle et satisfaire la minorité.

Time is money

Le titre est assez évocateur. Dans une société comme la nôtre, gérer notre temps est la chose la plus difficile. Qui ne s’est jamais plaint de manquer de temps pour terminer un travail, qui n’est jamais devenu une bête enragée au volant à cause d’un embouteillage de quelques minutes, qui n’a jamais fondu en larme suite à délai trop court, qui n’a jamais souhaité obtenir le pouvoir de maîtriser le temps, ne fut-ce que sur l’espace de quelques heures ? Le temps manque pour beaucoup, pour d’autre, le temps est trop long.
Pour une production maximale, les patrons raccourcissent au maximum les délais jusqu’à prévoir  l’avance les gestes à effectuer, ceux qui prennent le moins de temps et d’énergie possible  pour un individu de base. Encore une fois, bien que nous ayons une constitution semblable, nous sommes tous différents sur le plan physique et moral. De même, certaine personnes ont besoin de disposer de plus de temps que d’autres afin de mener à bien la tâche qui leur est demandée, certaines ont besoin de plus d’heures de sommeil que d’autres, certaines travaillent plus efficacement le soir que le matin,... Le travail doit correspondre à nos attentes et à l’emploi du temps ordonné par notre corps. Devrions-nous mettre notre santé en péril pour répondre aux exigences du patron qui veut à tout prix gagner le plus d’argent et surpasser la concurrence, même au détriment de ses propres employés ? Au nom de quoi ? Du fric, quelque chose de matériel, une invention dont on aurait très bien pu se passer, ce qui aurait épargné des millions de matyres du système.

Opium du peuple ou comment garder la mainmise sur les travailleurs

Pour légitimer leur pouvoir et faire accepter à l'ouvrier sa condition, la minorité créa la religion (opium du peuple selon Karl Marx) qui survivra aux siècles. Autour de tout cela, des réformes et autres décrets accompagnées de menaces sévères interdisaient tout soulèvement prolétaire, lois maintenant officiellement abolies. Les travailleurs peuvent manifester, se soulever, se révolter contre le pouvoir mis en place, contre telle ou telle industrie, actuellement par l'action parlementaire, la grève et le boycottage. Qu'en est-il alors des répressions violentes des Indignés, mouvement pacifique luttant contre la dictature des banques et l'euro notamment ? La liberté d'expression serait-elle contrôlée ? Les actions parlementaires brèves amènent les travailleurs à négocier avec les autorités que ce soit patronales ou gouvernementales, pas à prendre le pouvoir... A quand le pouvoir pour et par le peuple, pour et par les travailleurs, sans hiérarchie et sans représentants ?

Démocratie réelle ?
Qui ne s'est jamais plaint tantôt de l'absence de gouvernement, tantôt de réformes vous concernant ? Pourquoi se plaindre ? Vous être d'accord avec ces réformes puisque c'est vous qui aviez élu tel ou tel politicien pour vous représenter, pour prendre des décisions à votre place sans vous consulter. Nous n'avons rien à dire sauf aux élections où nous devons donner notre voix à une personne, la moins mauvaise, pour décider de notre avenir selon son bon vouloir. Où sont les idéologies de partis bien structurées, bien respectées ? Qui, de nos jours, se renseigne sur le politicien-même ? On allume les médias, on feuillette les posts électoraux sur la pause de midi, on choisi celui qui a la meilleure prestance, celui qui possède du charisme, celui qui utilise des mots compliqués, celui-dont-votre-voisin-parle-continuellement-et-qui-a-visité-votre-ville-l'-an-passé, ou bien encore un membre de votre famille éloignée. L'image véhiculée par la société, très souvent trompeuse, l'emporte sur la raison, le libre-arbitre et les élections sans quelconque influence nuisant aux choix de l'individu. N’importe qui peut se présenter aux élections, me direz-vous. En effet, à condition d’être inscrit dans un des partis traditionnels, qui sont toujours au pouvoir, sans lequel vous ne parviendrez jamais à acquérir la confiance des citoyens moutons et vous ne bénéficierez pas d’un financement pour la campagne électorale, ainsi que de passages sur les chaînes télévisées. A cela s’ajoute encore la condition que vos idées plaisent au parti et que votre cursus soit riche. Et une fois les candidats élus, ces gens gèrent le pays loin du peuple, loin des travailleurs, terrés dans leur bulle élitiste à négocier en vue d'accords qui n'auront jamais lieu ou bien à tenter de résoudre les problèmes, toujours à leur avantage. Pendant ce temps-là, la situation du peuple reste la même, ou s'aggrave surtout en cas de crise économique. Les banques commencent à crier faillite. Les citoyens commencent à se réveiller dès que leur confort est mis en péril. Des mesures sont prises, arrivent les plans d'austérité qui ne résolvent rien à la crise, mais renflouent les caisses dont ne profiteront pas le peuple. Et vous, les travailleurs acceptez tout cela, docilement, parfois secoués de frémissements ou des colères passagères ; voulez-vous réellement le changement, voulez-vous que votre vie ne tienne pas qu'à un fil de soie manipulé par des personnes sans scrupules qui ne vivent que de pouvoir et de profit ?


A-t-on besoin d’un symbole ?
Nous sommes des êtres humains à part entière... Pourquoi avoir besoin d'un « symbole», d'une personne à la fois admirée et crainte pour nous représenter, sans notre consentement, auprès des autres citoyens, auprès des autres nations ; ou encore, pour signer des lois, conclure des accords, nommer des politiciens et bien d'autres choses nous concernant sans être concertés ? Cette personne dont nous sommes obligés d'apprendre dès notre plus jeune âge les hauts-faits de sa famille à travers les générations jusqu'au prénom de la dernière née est soumise à l'hérédité et non à l'élection. Même si le roi est tenu d'obéir à la constitution, ce qui diminue fortement son emprise, est influent et a des pouvoirs de décisions, est tenu de faire le point sur la situation, donne son avis, nomme, signe ou s'oppose. Le citoyen, lui ne possède pas ce droit, même si on tend à faire croire le contraire en appelant le système actuel « démocratie » et en instaurant des élections obligatoires.


Homo homini lupus
Cette locution latine est sans doute la plus vraie de celles qui existent et n'a jamais aussi véridique que le siècle dernier. De toutes les espèces qui puissent exister sur Terre, l'homme est le premier et le seul à s'autodétruire... L'industrialisation, les guerres, les génocides, la discrimination, la pollution,... Tant d'actions réalisées par l'être humain qui conduiront à la perte et d'eux-mêmes et de leur environnement. Dès son premier pas sur Terre, l'Homme a voulu affirmer sa domination sur autrui, être le plus fort et défier un adversaire qui ne lui est pas de taille... La Nature, elle qui l'a engendré. Elle semblait si vaste, si fournie, si précieuse qu'il a voulu tout s'approprier, tout utiliser, tout transformer, tirer davantage de profit de ce qu'elle leur offre, en faire son image, la rendre docile pour gonfler son ventre et servir des intérêts égoïstes. Des forêts furent rasées pour laisser place à de grandes exploitations industrielles, souvent insalubres et ne répondant pas aux normes de sécurité, sur des terres colonisées et dans lesquelles les populations locales seront forcées à détruire leur biotope pour assurer leur survie par une très faible rémunération. Ces travaux se font dans le non-respect des travailleurs, des conditions de travail et de l'hygiène, abîmant la santé des hommes-ouvriers, femmes-ouvrières, enfants-ouvriers, faisant d'eux des coquilles vides, des bêtes passant à l'abattoir, des robots mécanisés voués à la production, tout cela pour un bénéfice maximum pour les exploitants. Des travailleurs malades, écrasés, ensevelis, morts, tout cela pour votre nourriture, pour vos jeux, pour l'argent, pour le capitalisme, pour servir votre égoïsme et rémunérer des gens sans scrupules. Ces conditions de vie irrespectueuses de l'être humain sont également présentes dans nos contrées, référez- vous à l'article concerné. Nous, occidentaux, vivons à l'ère du jetable, du made in China, de la consommation inconsciente et illimitée en oubliant que la Terre n'est pas recyclable à l'infini et que les blessures causées, à force d'être approfondies, laissent des traces irréversibles. Depuis la révolution industrielle, nos campagnes deviennent villes, nos champs se transforment en territoires aussi infertiles que les plaines de Tchernobyl que l'on gave à l'engrais chimique, plus productif que l'engrais naturel. Désormais, tous les moyens sont permis pourvu que ce soit le plus rentable possible. Des tas de cultures et d'espèces animales disparaissent. On leur en a substitué de nouvelles ayant plus de caractéristiques susceptibles d'accroître la production en manipulant leur génétique en laboratoire. Notre nourriture, toute droite sortie d'une usine chimique n'a plus rien de naturel et de sain, elle est juste là pour vendre massivement à un coût réduit tout en satisfaisant nos caprices. Qu'en est-il des petits agriculteurs locaux sains ? Tout est réduit et mécanisé et fluctue selon le cours de la Bourse. Le métier de fermier, n'étant ni sûr, ni rentable, est mis en péril au profit des importations alimentaires des grandes exploitations étrangères qui utilisent au maximum ces nouvelles techniques, n'hésitant pas à nourrir les citoyens de
plantes modifiées ou de poulets morts. Tout cela pour nourrir au moins cher une très grande catégorie de personnes tout en faisant un bénéfice énorme. La santé des citoyens ainsi que les conditions de vie des humains et des bêtes sont négligées pour le profit. Les Hommes prennent du ventre temporairement, la Terre en perd définitivement. Voilà bien une vérité qui dérange; mais qui,
vraiment lutte contre le réchauffement climatique, qui vraiment lutte contre la consommation, qui vraiment lutte contre les mauvaises conditions des travailleurs et bêtes, qui vraiment revient sur les origines de cette production incessante et indécente ?

Mens sana in corpore sano
La minorité nourrit les esprits de l'idéal capitaliste à atteindre pour être heureux et considéré comme un citoyen honorable, dès la prime enfance, faisant croire que l'argent fait le bonheur, de même manière que l'enfant unique est roi. Dès notre premier pas, nous voilà livré au bourrage de crâne contenu par les dessins animés mettant en scènes des princesses effarouchées, de nobles guerriers, d'argent appelé « rançon » dans ces histoires-là, permettant d'obtenir tout ce que l'on veut, et autres allusions subliminales à la grande puissance économique, les Etats-Unis. Une fois passé l'âge des dessins animés, nous voilà devant des films entraînant notre combattivité et notre compétitivité puisque mettant en scène des hommes devenus dieux dans leur course folle vers la gloire, la renommée, l'or, le bonheur absolu selon l'idée véhiculée. Cet idéal, confrontant la pseudo-fatalité de la vie quotidienne pousse les gens à tout pour atteindre cet idéal trompeur, les tenant au matérialisme, à l'individualismeet à la possession. Qu'ils se détrompent, le bonheur n'est ni matériel ni permanent, chacun doit le construire et l'entretenir mentalement à partir de diverses petites actions ou situations qui nous donnent une satisfaction. Le bonheur se trouve dans les choses simples et dans la contemplation de la Nature et de l'esprit. Pour cela, il faut revenir à l'esprit critique et à la sensibilité, valeurs qui nous ont été ôtées par la société, faisant de nous des êtres amorphes et insensibles. Vivons notre vie et ne la subissons pas ! Faire plaisir à des gens qu'on aime dans un but désintéressé, rêver, ressentir de la joie, admirer des oeuvres qui nous touchent et surtout réfléchir au bonheur, sans quoi vous ne pouvez vous définir comme heureux ou malheureux. Et si vous êtes malheureux, dites-vous que pour avoir cette notion de malheur, il faut forcément avoir connu le contraire, essayez de retrouver cet état initial par diverses manières, il n'y a pas de recette qui mène au bonheur, il faut le
construire et ce ne sont pas les possessions qui vous amèneront à l'atteindre. Il faut cultiver et entretenir son esprit à la façon d'un jardin. Le corps joue aussi un rôle là-dedans. Qui ne s'est jamais défoulé de cette manière après une dure journée de travail ? Le sport est indispensable pour évacuer le stress et conserver une bonne ambiance. Et cela, les patrons le savent, viennent d'ailleurs d'être entrepris dans les entreprises des cours de yoga, de badminton et autres sports destiné à la relaxation, à l'évacuation des mauvaises pulsions. Mais le sport qui fortifie, qui fait d'énorme bienfaits aux gens, se réalise pendant plus de temps et au grand air, pas dans des salles confinée avec ventilation et éclairage artificiel. Les vraies cultures du corps et de l'esprit ne sont pas rentables et néfastes pour le patron, cela prend bien plus de temps et suscite la réflexion personnelle. Ils préfèrent les substituer à une éducation de l'esprit et du corps préformatés, c'est-à-dire le strict nécessaire dans les valeurs capitalistes, l'éducation ou bourrage de crâne minuté qui se fait dans les classes, les salles de sport ou les bureaux. Another brick in the wall. Seules quelques rares personnes parviennent, par hasard, à atteindre l'idéal capitaliste, devenu le but de l'existence. Le but de l'existence ne se réduirait-il qu'à des biens matériels ? Un bien, seul contentement offert par une société inégalitaire, n'est que l'illusion d'un plaisir. Mais réellement, ne s'agit-il pas encore de faire vendre tout en divertissant la population, en leur donnant un but personnel dans une société impersonnelle et en la détournant des questions existentielles menant à remettre en cause le système matérialiste et inégalitaire dans lequel nous vivons ? Chacun doit cultiver son corps et son esprit afin de construire son bonheur.


De la peur de l’autre

Des corps armés dans nos rues, des caméras de vidéosurveillance qui fleurissent tous les cinq cent mètres, des chiens, des mesures strictes,... Tant de moyens mis en œuvre pour lutter contre la délinquance. Trouvez-vous normal d’être en permanence filmé, que ce soit dans la rue ou dans les écoles ? Dans cette logique-là, à quand les caméras à l’intérieur-même des toilettes pour lutter
contre le viol  ou la drogue ? L’éthique doit être ancrée dans l’esprit des citoyens, sans rappels à l’ordre. Personne n’agit par hasard ; s’il le font c’est qu’ils ont forcément quelque chose à reprocher à quelqu’un, et cette situation-là est tout à fait courante puisque les inégalités socio-économiques de notre monde ne sont pas à prouver. La population et les gouvernements ont peur de ces hordes de fauteurs de troubles qui sillonnent nos rues, s’attaquent à certains passants, abîment les voitures et sèment des débris sur leur passage. La police et l’armée les répriment de manière violente. Devant un type agressif muni  ou non d’une arme, ils tireront un coup de feu, devant un alcoolo, ils sortiront une matraque, et devant de simples manifestants pacifistes qui n’ont aucune allure de délinquant, ils utiliseront du lacrymogène. Pourquoi y a –t-il des délinquants ? Est-il possible que des gens naissent mauvais ou l’éducation est-t-elle en cause ? Faites-en l’expérience, des petits enfants qui n’ont pas encore reçu d’éducation, placés les uns à côté des autres, n’auront tendance à faire mal aux autres qu’en vue d’obtenir l’objet qu’ils convoitent. Cette réaction se produit dans tous les cas. C’est un double exemple, car on remarque d’un côté que l’éducation est le facteur-clé à un bon développement et que les inégalités y contribuent aussi, symbolisées par la présence ou l’absence d’un jouet dans
les mains d’un enfant, surtout dans un monde où l’idéal est marqué par la possession. Le budget sécurité ne sevrait-il pas concerner l’éducation et non la répression ? Si les délinquants ne sont pas éduqués, comment pourraient-ils améliorer leur comportement ? L’éducation ne s’acquiert pas, elle se donne. Après vient l’enfermement des fautifs dans des lieux déjà surchargés, ils sont privé au maximum du droit le plus cher de l’être humain : la liberté. La nature l’a cédée à une cour en béton, et la seule fois où ils en sortiront, c’est bien des années après lors de la libération physique ou bien pour être inhumé. Enfermé entre quatre murs, l’être humain ne peut s’épanouir, au contraire, il devient fou et s’autodétruit. Ces délinquants, petits ou grands, se radicalisent et apprennent la haine de l’autre, la vraie haine, celle qui tue, non plus pour obtenir quelque chose, mais par plaisir de détruire à son tour tous ceux qui l’ont détruit. Certaines personnes, ne parvenant ni à assumer leur méfait, ni à accepter leur incarcération, se retrouvent sans but et se noient dans l’alcool ou la drogue, ou plongent dans des mouvances religieuses extrêmes dont les meneurs se servent de la faiblesse mentale, de l’anéantissement des condamnés pour parvenir à leur fins, en les ralliant à leur cause en leur donnant « une raison de vivre ». Ce qui, au lieu de résoudre le problème, cause du tort et pour le détenu et pour la population qui sera menacée une fois celui-ci hors des murs. Le détenu peut être libéré physiquement ; mais mentalement, c’est, dans notre société, impossible après avoir porté sur vos épaules d’abord le méfait, puis le jugement, puis la peine et puis, une vie extérieure tout aussi hostile. Les gens ne vous regardent plus ou au contraire vous défigurent, vous subissez des brimades autant morales que physiques, vous peinez à trouver un emploi, adieu votre vie de famille, de voisinage et professionnelle. Place à une deuxième incarcération. Trouvez-vous normal que le détenu, après avoir purgé sa peine, se retrouve dans l’obligation d’en entamer une deuxième qui, elle, durera toute la vie et de l’ex-détenu et de toute sa famille, enfants y compris ?


Vendre de l’amour et du rêve

L’amour a perdu sa vigueur, la fleur fane bien vite et voilà le divorce prononcé. Tout d’abord, une image totalement construite fait de l’amour un sentiment physique. Voulez-vous partager votre vie avec une enveloppe vide ? Ils mettent vos sentiments en bourse pour un peu de fric. La saint-Valentin, les cadeaux, les « make-up », les voyages, le mariage, et ensuite le divorce, avant de tout recommencer à zéro...ne représentent-ils pas un joli pactole pour les requins ? Et pour pouvoir soutirer un maximum d’argent et vous tenir prisonniers dans votre nuage, dans l’orage ou dans la pluie épaisse et fade, ne faut-il pas justement vous assigner un ou des conjoints, personnes rencontrées par hasard avec qui vous vous mettrez en couple pour ne pas ressentir la honte d’être célibataire. La honte ? Tout à fait; la société mercantile a tellement ancré l’amour, que j’appellerai ici attirance physique et consommation de l’autre, dans les mœurs, que toute personne célibataire se sent frustrée, laide et incapable d’être aimée. Alors que non, sur les milliards que nous sommes, il y a bien une personne qui nous correspond, il suffit de communiquer et d’apprendre à connaître les gens bien au-delà des apparences. Et ne pas se fier au physique ou à des caractéristiques vaines comme la notoriété ou la richesse. Que vont-elles vous  apporter à part jalousies, convoitises et disputes ? Pour se sentir désirées, beaucoup de personnes n’hésitent pas à transformer leur visage en une peinture de mauvais goût, à bombarder d’artifices un corps qui veut respirer la pureté et la vie. Mais comme une rose, votre visage se flétrira, plus vite que pour celles qui ont voulu rester naturelles, de même que l’attirance qu’éprouve votre partenaire qui ira assouvir ses instincts ailleurs. Et c’est là que vous vous rendez compte que votre amour n’était que physique et que vous pouvez commencer les procédures de divorce pour garder un minimum d’honneur, de même que le traitement contre les cancers de la peau, pourvu que vous en ayez encore les moyens.
L’amour ne se résume pas en une consommation de l’autre comme le prétend la société au travers de la vie débridée des stars ou encore des lingeries féminines et des objets sexuels qui donnent à ce sentiment une image très péjorative et trompeuse. Le sentiment physique découle de l’amour, pas le contraire, et il se manifeste autrement que par un comportement bestial et indigne de l’être humain. Vous ne sommes pas des êtres dépourvus de sentiments, ne laissez pas le système envahir jusqu’à votre vie sentimentale.

Une descendance ?

L'être humain, jeté nu sur le sol ne peut s'épanouir correctement. Dès sa naissance, il a besoin d'un accompagnement tout au long de son développement. Le rôle des parents est donc déterminant dans la vie de leur enfant, on peut d'ailleurs constater actuellement que le manque de suivi parental est néfaste d'après la grande proportion de jeunes sans but ne vivant qu'au jour le jour mais se ressassant sans cesse le passé et en faisant abstraction du lendemain. Les deux parents travaillant pour assurer la survie de la famille, leur descendance est laissée pour compte devant la télévision et l'ordinateur qui leur débitent une façon de vivre malsaine et leur bourre le crâne d'un faux idéal à atteindre pour être heureux : l'argent, le pouvoir, le luxe, le sexe et l'alcool font le bonheur.
Vous, ne vous êtes-vous pas une fois vautré devant une série présentant des personnages ordinaires d'apparence, mais étonnement riches, respectés et craints, sans vous dire que vous rêvez de prendre les commandes et d'être à leur place ? Pourtant, ce que des rêves et un idéal inventés par le capitalisme comme je l'explique plus amplement dans un autre article. Cet idéal impossible, combiné avec l'opium du peuple, empêche chacun de penser et d'agir. Les jeunes, devant cette fausse image du bonheur, de la réalisation de soi et de la réussite de leur vie, sont entièrement désabusés et vont jusqu'à se mépriser ou entamer des thèses de suicides « parce qu'ils ne réussissent à rien faire » ou sont se considèrent comme « mal nés » jusqu'à en vouloir à leurs parents. Ils grandissent donc dans un sentiment de mal-être, ne réussissent pas leur études, considérant leur existence et leur situation comme une fatalité et essayent de reproduire au maximum les modèles qu'ils suivent, en l'occurrence les personnes en vues et personnages de séries qui, comme dans toute belle histoire, déposent leur sort entre les mains de la chance, que beaucoup appellent destin. Mais ce n'est pas la réalité. Ils courent après l'irréalisable, après l'inexistant, brûlant chaque facette d'eux-mêmes jusqu'à être aux aussi une part du néant. Cette souffrance bien que d'apparence silencieuse est criée sur tous les réseaux sociaux, et perçue à l'école au travers de médiocres résultats scolaires et d'un esprit de domination. Beaucoup veulent s'affirmer, se démarquer des autres dans un accès d'égocentrisme, beaucoup maudissent leur situation modeste, beaucoup rêvent jusqu'à s'inventer des vies ou bien s'enterrent jusqu'à mettre en scène leur propre mort pour attirer l'attention, pour se démarquer des stars mondiales qui occupent l'esprit de leurs parents et de leurs soi-disant amis, qui n'existent que pour subir des lamentations dans le but d'être à leur tour écoutés. A en juger par les retours de commentaires et la publicité personnelle sur les réseaux que je qualifierai d'asociaux. Rien ne se fait dans un but désintéressé, personne n'est là par hasard. Les jeunes, les plus présents sur la blogosphère cherchent une identité qu'ils ne parviennent pas à affirmer à la maison faute de parents. Les sites dont je parle regorgent de précisions sur votre enfant, sur vous-mêmes, et ces détails sont accessibles par tous, que ce soient des délires, des rêves, des inventions ou tout simplement une haine déversée contre vous qui êtres absents. Et n'importe quelle personne peut entrer dans la vie de votre progéniture et la détruire complètement, n'importe quelle information postée peut nuire au jeune qui, par manque de maturité ou d'esprit critique, l'a postée sans en mesurer les conséquences.
Quels sont les rapports entre parents et enfants si ce ne sont les cris et l'empressement du matin ainsi que les pérégrinations sur une journée épuisante, le soir ? Croyez-vous que votre descendance s'éduquera toute seule ? Pensez-vous que le travail soit plus important que votre enfant ? Pourquoi vous plaignez-vous d'un enfant turbulent si vous ne l'avez pas éduqué ?


Quel monde pour demain ?

Dans un monde où la production et le fric l'emporte sur l'instruction et l'éthique, dictés par des lois servant l'intérêt de cette minorité au pouvoir, l'insurrection est un devoir, nous devons participer activement à la gestion de notre pays. Le pouvoir doit appartenir à tous les citoyens et non être accessible au citoyen dans un système bien défini et trompeur. Nous, nous avons une arme que la minorité dirigeante n'a pas, le nombre. L'union fait la force, rassemblons-nous camarades et frères pour un idéal respectueux du citoyen. Utilisons la parole, les mots, le boycottage, les grèves au finish, les médias et toute autre action pour faire retentir notre voix, la voix du peuple, celle qui n'est prise en considération qu'aux élections forcées. Il suffit d'une simple cale dans les rouages du système pour l'enrayer. Vous avez comment un petit livre de trente-deux pages a été le moteur d'une mobilisation massive ? Construisons ensemble une société égalitaire, solidaire et respectueuse de l'Homme et son environnement, où la seule préoccupation de tout citoyen est le bien-être de la population. Un suffrage ne fait pas tous les autres, participons à notre avenir, offrons-en un à nos enfants. Ajoutons nos pavés à l'édifice du nouveau système. 

Posté par DeAbImoPectore à 10:08 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
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